Exposition 2017 : 140 ans d’AGE. Un tour de France…

La Cité des mémoires étudiantes prépare son exposition « 140 ans d’AGE » pour 2017 car c’est en 1877 qu’à Nancy a été fondée la première AGE de France. Ce seront donc plusieurs villes et plusieurs périodes qui seront ainsi passées en revue. Les journées archives et mémoires étudiantes de novembre 2016 seront consacrées en grande partie à la préparation de cette exposition, avec des ateliers dont deux traiteront de 1986.

En attendant, le classement des fonds en cours à la Cité des mémoires étudiantes ont permis de doubler le tour de France cycliste avec un tour de France des AGE sur twitter.

Voici les liens.

https://twitter.com/MemoirEtudiante

https://twitter.com/hashtag/TdfDesAGE

Mouvement contre le projet de réforme Devaquet : éléments de bibliographie

LEVENEMENTPour préparer les trente ans du mouvement contre la réforme Devaquet, dont Il en sera question lors de deux ateliers les 17 et 18  novembre lors des journées Archives et mémoires étudiantes de la Cité, et le 3 décembre 2016 au cours d’une initiative organisée par  l’AAUNEF, la Cité des mémoires étudiantes, le Germe avec plusieurs acteurs de l’époque nous publions des éléments de bibliographie – issus pour l’essentiel de Cent ans de mouvements étudiants (Germe-Syllepse 2007) et du mémoire de R.Morder (Sciences politiques, Paris 10 Nanterre, 1989). Dans un premier temps des travaux de recherche, puis des contributions d’acteurs, journalistes, observateurs et commentateurs divers. De nouvelles références viendront compléter au fur et à mesure.

Voir aussi sur notre site : des éléments de chronologie.

Le premier article du « feuilleton » :  « 1986-2016, les 30 ans du mouvement Devaquet. 1/ le printemps : du projet du GERUF au projet Devaquet » Continue reading ‘Mouvement contre le projet de réforme Devaquet : éléments de bibliographie’

Mouvement contre le projet de réforme Devaquet : éléments de chronologie

nanterre 1986Pour préparer les trente ans du mouvement contre la réforme Devaquet, dont Il en sera question lors de deux ateliers les 17 et 18  novembre lors des journées Archives et mémoires étudiantes de la Cité, et le 3 décembre 2016 au cours d’une initiative organisée par  l’AAUNEF, la Cité des mémoires étudiantes, le Germe avec plusieurs acteurs de l’époque nous publions des éléments de chronologie devant servir de points de repère. Pour l’instant, trois moments : le contexte antérieur au printemps 1986, puis le processis de réforme et les stratégies de mobilisation, enfin le moment de la grève générale elle-même. De nouvelles références viendront compléter au fur et à mesure.

Voir aussi sur notre site : des éléments de bibliographie

Le premier article du « feuilleton » :  « 1986-2016, les 30 ans du mouvement Devaquet. 1/ le printemps : du projet du GERUF au projet Devaquet »

Photo : prise de parole devant le bâtiment du droit à Nanterre, novembre 1986. Continue reading ‘Mouvement contre le projet de réforme Devaquet : éléments de chronologie’

Juillet 1956. Un été chaud pour l’UNEF

 

Pariis presse l'Intransigeant 4 juillet 1956

Paris presse 4 juillet 1956. Fonds Jay Cité des mémoires étudiantes

Après avoir vu  l’impact de la guerre sur les étudiants socialistes notamment au printemps 1956 au congrès de Rambouillet,(Jacques Delpy) puis le 19 mai 1956 et la grève générale des étudiants algériens, (Robi Morder), juillet 1956 est marque par un changement de majorité à l’UNEF et la conférence nationale étudiante pour une solution au problème algérien (Alain Monchablon). Voir à la suite de l’article « pour aller plus loin ».

Rude été 1956 pour l’UNEF !  La guerre d’Algérie, commencée en 1954, est passée par là et touche de plein fouet le mouvement étudiant, alors incarné par une seule organisation syndicale représentative.

La guerre d’Algérie c’est la guerre menée par le gouvernement Guy Mollet, élu en janvier sur le refus de la guerre « imbécile et sans issue », qui depuis l’historique « journée des tomates » à Alger (février)  a choisi  la guerre à outrance: envoi des soldats du contingent en Algérie, « pouvoirs spéciaux «  votés par les députés ( tous groupes politiques confondus) ) au gouvernement en Algérie, exaltation nationaliste : l’été 1956 est aussi celui de la nationalisation du canal de Suez par Nasser et des préparatifs (alors secrets) franco-anglo-israéliens d’intervention en Egypte.

Pour la masse des étudiants la guerre peut encore sembler lointaine : les étudiants par le jeu du sursis, échappent à l’envoi immédiat en Algérie des autres appelés. Leur relation au conflit s’établit par deux canaux : celui des contacts personnels entre étudiants français et  leurs quelques condisciples algériens (on dit alors « musulmans ») dans les universités. Par un paradoxe apparent ces derniers sont plus nombreux en métropole qu’à Alger, pourtant importante ville universitaire. Continue reading ‘Juillet 1956. Un été chaud pour l’UNEF’

Charles Najman (Charlie), 1956-2016

Charlie lisant l'Internationale 1972

Charles Najman, 1972, l’Internationale (journal de l’AMR) dans les mains

Charles Najman est ne le 17 avril 1956 au sein d’une famille juive polonaise. Son père fut un militant communiste, son frère aîné, Maurice Najman, qui rompt avec les Jeunesses communistes en 1966, est le principal initiateur des CAL (Comités d’action lycéens) en 1968. Charles – que l’on connaît comme Charlie – suit ses traces, devenant dans les années 1970-1974  le représentant lycéen de l’AMR (Alliance marxiste révolutionnaire), puis un des responsables étudiants du PSU auquel l’AMR a adhéré collectivement en 1974. Peu après la création des CCA en 1977, il s’éloigne du militantisme partisan et se consacre à des études de philosophie, à l’écriture, se passionne pour Haîti[1], et à partir de 1996 utilise le cinéma[2]. Toujours présent dans ce parcours, la mémoire, la transmission.

Dans les lycées, il participe au nom de l’AMR activement à tous les mouvements d’ampleur nationale. Dans l’« Affaire Guiot » (février 1971) il fait adopter au nom du CLL (Centre de luttes lycéens associant entre autres l’AMR, la JEC, des lycéens du PSU) le principe d’un sit-in à Saint-Michel le jour du procès en appel de Gilles Guiot. Continue reading ‘Charles Najman (Charlie), 1956-2016’

Pierre Sicard (1923-2016)

bouchet sicard

Pierre Sicard (à droite) avec Paul Bouchet (à gauche). Grenoble, juin 2008. Photo Caroline Chalier Cité des mémoires étudiantes

C’est le 4 juillet dernier que Pierre Sicard, âgé de 93 ans, est décédé.

Etudiant en architecture à Grenoble – ville ou fut adoptée la « charte » en 1946, non loin du sanatorium de Saint-Hilaire du Touvet, il est élu au bureau de l’AGE pour l’année 1949/1950 où il occupait le poste de délégué social[1].C’est la période de la mise en place de la sécurité sociale étudiante et de la MNEF dont il préside déjà la section local de Grenoble. Au congrès d’Arcachon en 1950l il devient le deuxième président de la MNEF, succédant à Pierre Trouvat, pour un mandat de un an. Il en demeure ensuite conseiller technique.  Quittant les facultés pour exercer son métier d’architecte, il n’en a pourtant pas cessé de s’intéresser à la vie étudiante, notamment sous l’angle de la santé, tout en restant fidèle à sa ville de Grenoble. En 1991 il devient ainsi président de la Fondation santé des étudiantes de France (FSEF) dont il était déjà membre du conseil d’administration depuis les années 1970. Il quitte la présidence en 1994, où l’on peut dire qu’il est évincé. En effet, c’est le moment où la MNEF arrive à imposer son directeur général, Olivier Spithakis à la présidence de la Fondation[2], malgré les oppositions à cette prise de contrôle. Mais la fin de la MNEF n’a eu « finalement que peu de conséquences sur le corps sain de la Fondation qui a continué à accomplir et développer ses missions »[3]. Il était d’une génération de militants et d’individus engagés Continue reading ‘Pierre Sicard (1923-2016)’

1986-2016, les 30 ans du mouvement Devaquet. 1/ le printemps : du projet du GERUF au projet Devaquet

photo135Il y a 30 ans, une grève générale mettant en action et dans la rue des millions d’étudiants et de lycéens, mettait fin non seulement au « projet Devaquet », mais à toute réforme globale instaurant la sélection. Il aura fallu que les gouvernants usent d’autres voies: réformes sectorielles, d’application locale, ayant aussi entraîné, avec un moindre succès, des mobilisations (LMD, LRU). Utilisant tout le répertoire d’action collective, grève, manifestation, coordinations, implications syndicales, question de la négociation, cette mobilisation a non seulement marqué une génération, mais les questions posées demeurent pour  beaucoup actuelles. Il en sera question en novembre avec les journées Archives et mémoires étudiantes de la Cité, et en décembre 2016 par une initiative co-organisée entre l’AAUNEF, la Cité des mémoires étudiantes et le Germe.

Nous consacrerons à cet évènement plusieurs contributions au cours des prochains mois, avec documents, références, pour constituer un dossier sur le site du Germe. Commencçons par le commencement. En effet, si l’on considère le mouvement comme une mobilisation de trois semaines (de la mi-novembre 1986, quand la grève démarre à Caen et Villetaneuse, au retrait du projet par Jacques Chirac le 8 décembre 1986 et à la dernière manifestation du 10 décembre), il faut remonter en amont, aux sources du projet et de la mobilisation, sans oublier les moments consécutifs au retrait. Il est dès lors nécessaire de rappeler qu’avant le projet de réforme ministériel, il y a eu une proposition de loi qui n’avait pas été reprise en tant que telle par le gouvernement. Continue reading ‘1986-2016, les 30 ans du mouvement Devaquet. 1/ le printemps : du projet du GERUF au projet Devaquet’

1956: Il y a 60 ans, le congrès de Rambouillet de la Fédération nationale des étudiants socialistes

FRP SFIO SEINE 1956

Affiche de la fédération de la Seine de la SFIO, élections 1956

Dans les crises des mouvements de jeunesse concomitantes aux luttes pour la décolonisation, et notamment de la guerre d’Algérie, l’on a souvent traité bien sûr de l’UNEF, des organisations confessionnelles, notamment chrétiennes, ou des mouvements politiques tels ceux liés au Parti communiste. [1] L’on s’est moins attaché à ce qui s’est joué dans les jeunesses socialistes. Jacques Delpy, ancien de l’UNEF et de la Fédération nationale des étudiantes socialistes[2], qui s’est attelé à la publication d’une étude sur la FNES dans cette période, nous a autorisé en publier un extrait, ce dont nous le remercions.

Le Mouvement des jeunesses socialistes avait été dissous après les évènements qui avaient suivi les émeutes de 1947 ; lors de sa reconstitution sont séparés les Jeunesses socialistes et les Etudiants socialistes, regroupés en une Fédération nationale des étudiants socialistes (FNES). On peut adhérer à la FNES sans adhérer à la SFIO.

Les éléments ci-après concernent les prises de position des Etudiants socialistes relatives à l’Algérie en 1956. Ils s’insèrent dans une recherche plus large en cours dont l’objet sera de montrer quelle fut l’action de la FNES, d’une part au niveau des associations générales d’étudiants, d’autre part dans la constitution de ce que l’on appela la minorité de l’UNEF, enfin la place qu’elle prit dans les batailles de la décolonisation dans les années 1953-1858[3]. Continue reading ‘1956: Il y a 60 ans, le congrès de Rambouillet de la Fédération nationale des étudiants socialistes’

Actualités : étudiants, jeunes et « Loi Travail »

voeux 2016Le Germe et la Cité des mémoires étudiantes dans les media

(Mis à jour au 23 avril 2016) Reconnus pour leur expertise dans le domaine, les réseaux du Germe et la Cité des mémoires étudiantes sont sollicités par les medias ; mises à jour au fur et à mesure pendant la mobilisation, ces « actualités » présentent  les liens vers les interventions de Jean-Philippe Legois, Ioanna Kasapi, Alain Monchablon, Robi Morder, Vanessa Pinto, et d’autres entretiens  avec divers de nos chercheurs.

De même, après quelques repères « pour s’y retrouver » (sigles, chronologie, résultats électoraux) des prises de position des organisations étudiantes à vocation représentative, avec des liens vers leurs sites et communiqués, de coordinations, ainsi que vers d‘autres analyses – évidemment de manière non exhaustive.

Occasion aussi de rappeler la nécessité dans le présent de collecter les éléments de ce qui constituera dans l’avenir des matériaux pour une mémoire  utile à la recherche et aux acteurs. La Cité des mémoires étudiantes diffuse d’ailleurs dans les manifestations un dépliant pour le rappeler. Et pour en savoir plus sur nos prochains rendez-vous, voir La lettre électronique du Germe et de la Cité n° 106.

Robi Morder Ce n’est pas la première fois que la gauche déçoit la jeunesse étudiante Le Plus nouvelobs.com 9 mars 2016

Continue reading ‘Actualités : étudiants, jeunes et « Loi Travail »’

19 mai 1956: il y a 60 ans, le début de la grève illimitée des étudiants algériens

sans titre1Le 19 mai 1956, en riposte aux attaques de l’AGEA, les étudiants musulmans d’Alger votent un appel à la grève illimitée des cours et des examens et à l’engagement dans les rangs du FLN et de l’ALN. Pourtant, encore en 1955 « les relations de l’UGEMA avec l’Association générale des étudiants d’Alger (AGEA) étaient bonnes, parce que celle-ci était dirigée par un bureau de gauche »[1]. Mais en février 1956 le Comité d’action universitaire pour la défense de l’Algérie française, provoque la chute (par  référendum révocatoire) du bureau de l’AGEA à qui était reproché la position prise en faveur de la libération de quatre étudiants musulmans. Ce sont donc les partisans de l’Algérie française qui forment le nouveau bureau, qui va s’opposer aux mesures du  ministre résidant Robert Lacoste de promotion des « Français musulmans » dans la fonction publique. L’AGEA et le CAU lancèrent le 3 mai 1956 un appel à la grève illimitée des cours contre le décret Lacoste. La grève cesse le 11 mai, l’AGEA maintenant sa demande de «mobilisation générale, la résiliation automatique de tous les sursis, et la formation d’un « corps-franc universitaire ». Le 18 mai,  les étudiants musulmans d’Alger se réunissent et le 19 mai est adopté  un appel à la grève illimitée des cours et des examens et à l’engagement dans les rangs du FLN et de l’ALN.   Continue reading ’19 mai 1956: il y a 60 ans, le début de la grève illimitée des étudiants algériens’